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Lorsque les températures grimpent, tous les logements ne réagissent pas de la même manière. Certains conservent une température relativement agréable, tandis que d'autres accumulent rapidement la chaleur. Ces derniers sont parfois qualifiés de « bouilloires thermiques », une expression de plus en plus utilisée pour parler des logements particulièrement exposés à la surchauffe estivale, mais qui ne correspond à aucune classification réglementaire. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) apporte pourtant une information souvent moins connue que son étiquette de A à G : l'indicateur de confort d'été. Il donne une première indication sur la capacité du logement à limiter l'inconfort lors des périodes de forte chaleur. Alors, que mesure réellement cet indicateur ? Un logement bien classé au DPE est-il nécessairement confortable pendant une canicule ? Et que peut-on apprendre de son diagnostic lorsque son appartement ou sa maison devient difficile à supporter en été ? Un bon DPE garantit-il un logement confortable en été ?
Oui, le DPE comporte une évaluation du confort d'été, mais celle-ci est distincte de la classe énergétique de A à G. La classe énergétique du diagnostic de performance énergétique repose sur une estimation conventionnelle de la consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre du logement. Elle prend notamment en compte cinq usages : le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire, le refroidissement, l'éclairage et les auxiliaires. Le classement final, de A pour les logements les plus performants à G pour les plus énergivores, est déterminé par la moins favorable des deux évaluations, énergie ou émissions de gaz à effet de serre. Le confort d'été fait l'objet d'un indicateur spécifique. Il s'intéresse aux caractéristiques du bâtiment qui permettent de limiter l'inconfort en période chaude sans avoir recours à un système actif de refroidissement. Le résultat est présenté selon trois niveaux : insuffisant, moyen ou bon. Cette distinction permet de comprendre une situation qui peut surprendre à la lecture d'un DPE : une maison ou un appartement peut obtenir une classe énergétique satisfaisante tout en présentant un confort d'été insuffisant. La lettre du DPE ne doit donc pas être interprétée comme une indication de la température qu'il fera dans le logement en plein mois d'août. C'est notamment un point à regarder lors de l'achat ou de la location d'un logement à Saint-Étienne, Feurs ou plus largement dans la Loire. La configuration du bâtiment, son exposition et ses caractéristiques constructives peuvent fortement différer d'un bien à l'autre. Lors de la lecture d'un DPE, il est donc intéressant de ne pas s'arrêter à l'étiquette énergétique et d'examiner également l'indicateur consacré au confort d'été.
Comment lire l'indicateur avant d'acheter ou de louer ? Pour un acquéreur ou un locataire, cette partie du DPE peut attirer l'attention sur des éléments qui passent facilement inaperçus pendant une visite. L'étage du logement, sa position dans le bâtiment ou encore certaines caractéristiques constructives peuvent avoir leur importance lorsqu'on cherche à comprendre son comportement en été. À Saint-Étienne, par exemple, un appartement situé au dernier étage d'un immeuble ancien n'est pas dans la même configuration qu'un logement placé entre deux niveaux habités. Dans le Forez et plus largement dans la Loire, les différences peuvent également être importantes entre une maison ancienne et une construction plus récente. Il ne s'agit pas d'affirmer que l'une sera systématiquement plus confortable que l'autre, mais de comprendre que leur conception influence leur comportement thermique. C'est pourquoi, lors de la lecture d'un DPE à Saint-Étienne, Feurs ou dans la Loire, la lettre de A à G ne devrait pas être la seule information examinée. L'indicateur de confort d'été apporte un éclairage supplémentaire et peut surtout conduire à une question beaucoup plus intéressante : quelles caractéristiques précises du logement expliquent son résultat ? Quels éléments du logement influencent le confort d'été du DPE ? Le résultat ne dépend pas d'un seul équipement. L'isolation de la toiture, particulièrement importante sous les combles Une toiture est fortement exposée au rayonnement solaire pendant les journées d'été. Il faut cependant distinguer isolation et confort d'été. Un isolant limite les transferts de chaleur à travers la paroi, mais le comportement estival d'un logement dépend également d'autres paramètres. C'est l'une des raisons pour lesquelles il serait réducteur d'affirmer qu'une maison récemment isolée ne peut plus connaître de problème de surchauffe. L'inertie thermique permet de ralentir les variations de température L'inertie thermique désigne la capacité de certains matériaux à stocker de la chaleur et à la restituer progressivement. Des parois lourdes peuvent ainsi ralentir l'évolution de la température intérieure lorsque les conditions extérieures changent. Cette notion est particulièrement intéressante dans notre région. Certaines maisons anciennes du Forez et de la Loire, notamment celles possédant des murs épais et lourds, peuvent bénéficier d'une inertie importante. Cela ne signifie pas qu'une maison ancienne sera automatiquement fraîche : l'exposition, la toiture, les ouvertures et la possibilité d'évacuer la chaleur accumulée restent déterminantes. Les protections solaires limitent les apports de chaleur par les fenêtres Une baie vitrée laisse entrer de la lumière, mais également une partie du rayonnement solaire. En été, ces apports solaires peuvent devenir importants, notamment lorsque les ouvertures sont fortement exposées. Les protections extérieures telles que les volets, stores ou brise-soleil permettent d'intercepter une partie du rayonnement avant qu'il ne traverse le vitrage. Leur présence constitue donc un élément important dans l'évaluation du confort estival. Ce point mérite une attention particulière dans les logements disposant de grandes baies vitrées. Une surface vitrée généreuse peut être appréciable pour la luminosité et les apports solaires en hiver, tout en nécessitant une gestion adaptée pendant les périodes chaudes. Un logement traversant peut faciliter la ventilation naturelle Pouvoir créer une circulation d'air entre plusieurs façades constitue également une caractéristique favorable. Lorsqu'un logement est traversant, l'ouverture des fenêtres peut favoriser le renouvellement de l'air et contribuer à évacuer la chaleur accumulée lorsque la température extérieure redevient plus basse. L'intérêt est surtout visible en soirée et pendant la nuit. Ouvrir largement lorsque l'air extérieur est plus chaud que l'intérieur peut au contraire faire entrer davantage de chaleur : le comportement des occupants reste donc important dans le confort réellement ressenti. Les brasseurs d'air fixes ont aussi leur rôle Le brasseur d'air fixe, comme un ventilateur de plafond, ne diminue pas directement la température de la pièce. Le mouvement de l'air favorise néanmoins les échanges thermiques avec le corps et peut améliorer la sensation de confort. Sa présence fait partie des caractéristiques prises en considération pour le confort d'été dans la méthode du DPE. Il ne faut donc pas confondre son fonctionnement avec celui d'un climatiseur : les deux équipements ne répondent pas de la même manière à l'inconfort estival. Ce que votre diagnostiqueur doit observerSur le terrain, ces critères obligent à regarder le logement comme un ensemble. D’après notre expérience, un appartement situé sous les combles peut, par exemple, disposer d'une isolation récente tout en cumulant plusieurs facteurs moins favorables en été, comme une forte exposition de la toiture et des fenêtres dépourvues de protections solaires extérieures. À l'inverse, certaines caractéristiques constructives d'un bâtiment ancien peuvent participer à ralentir les variations de température. C'est cette lecture globale qui permet de comprendre pourquoi deux logements présentant des performances énergétiques proches peuvent offrir un confort thermique en été très différent. La climatisation améliore-t-elle le confort d'été du DPE ?Non. La présence d'une climatisation n'améliore pas l'indicateur de confort d'été du DPE. Celui-ci évalue le confort d'été passif, c'est-à-dire la capacité du logement à limiter l'inconfort estival sans recourir à un système actif de refroidissement. Cette distinction est importante pour interpréter correctement son diagnostic. Une climatisation peut évidemment rafraîchir une maison ou un appartement, mais son fonctionnement nécessite de l'énergie. L'indicateur cherche plutôt à caractériser le comportement du bâtiment lui-même face aux conditions estivales. Un logement climatisé peut donc présenter un confort d'été insuffisant sur son DPE. Ce n'est ni une erreur ni une contradiction : le système de climatisation et l'indicateur ne mesurent tout simplement pas la même chose. Bouilloire thermique : de quoi parle-t-on exactement ? L'expression « bouilloire thermique » désigne un logement qui devient particulièrement inconfortable en été en raison d'une surchauffe importante ou persistante. Elle est de plus en plus employée dans le secteur immobilier, notamment lors des épisodes de canicule, mais il faut être précis : il ne s'agit pas d'une classe réglementaire du DPE. Le terme permet néanmoins de mettre en lumière une problématique bien réelle. Un logement peut être difficile à rafraîchir pendant la journée et conserver une température élevée une partie de la nuit. Pour ses occupants, la question dépasse alors la seule consommation énergétique : elle concerne directement les conditions d'usage et le confort du logement pendant les périodes chaudes. Bouilloire thermique et passoire thermique : quelle différence ? Les deux expressions ne doivent pas être utilisées comme des synonymes. Une passoire thermique correspond, dans le cadre du DPE, à un logement classé F ou G en raison de sa performance énergétique et climatique. La notion de bouilloire thermique s'intéresse, elle, au problème de surchauffe estivale. Cette distinction entraîne une conséquence importante : une bouilloire thermique n'est pas nécessairement une passoire thermique. Un logement mieux classé au DPE peut lui aussi connaître un inconfort important en été. À l'inverse, la seule classe énergétique ne permet pas de conclure précisément sur la manière dont un logement se comportera pendant un épisode caniculaire. Un enjeu qui concerne aussi le parc immobilier de la Loire À Saint-Étienne, Feurs et dans le Forez, la question mérite d'être examinée en tenant compte de la grande diversité du bâti. Immeubles anciens, appartements sous toiture, maisons en pierre, pavillons construits au cours de la seconde moitié du XXe siècle ou logements récemment rénovés ne présentent ni les mêmes caractéristiques constructives ni les mêmes comportements thermiques. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire qui consulte un DPE dans la Loire, l'enjeu n'est donc pas de chercher une hypothétique mention « bouilloire thermique » dans son diagnostic. Il est plutôt d'utiliser les informations disponibles dans le DPE pour identifier les caractéristiques du logement susceptibles d'influencer son confort pendant l'été. Acheter ou louer dans la Loire, quoi vérifier pour anticiper le confort d'été ? Un DPE apporte des données techniques sur le logement, mais un acquéreur ou un locataire peut utilement les compléter par des informations sur son usage réel. C'est particulièrement pertinent lorsque la visite a lieu en dehors de l'été : difficile, en février ou en avril, de savoir comment une pièce sera ressentie au mois d'août. Interroger les occupants sur leur expérience du logement Plutôt que de demander simplement « fait-il chaud l'été ? », mieux vaut poser des questions précises. Les chambres restent-elles confortables la nuit ? À partir de quelle heure la température devient-elle gênante ? Le logement retrouve-t-il de la fraîcheur pendant la nuit ? Un système de refroidissement a-t-il été installé après plusieurs étés dans le logement ? Ces réponses ne constituent pas des mesures techniques, mais elles renseignent sur l'expérience réelle des occupants. Elles peuvent surtout mettre en évidence un point qui mérite d'être approfondi avant un achat ou une location. Demander les justificatifs des travaux réalisés Un autre réflexe consiste à demander les documents relatifs aux travaux annoncés : factures, descriptifs, références des matériaux, épaisseurs d'isolant ou dates d'intervention. Ce point dépasse d'ailleurs la seule question du confort estival. Lors de la réalisation d'un diagnostic de performance énergétique, les justificatifs disponibles peuvent permettre à votre diagnostiqueur de caractériser plus précisément certains éléments du bâtiment. Une affirmation orale telle que « la maison a été entièrement isolée » n'apporte pas le même niveau d'information qu'une facture détaillant les travaux réalisés. Pour un achat immobilier à Saint-Étienne, Feurs ou dans la Loire, conserver et transmettre ces documents est donc utile aussi bien pour comprendre l'historique du logement que pour la réalisation de futurs diagnostics. Utiliser le DPE pour poser de meilleures questions Le DPE ne doit finalement pas être lu comme une simple formalité administrative avant de signer. Il peut servir de point de départ pour interroger le vendeur, le bailleur ou le professionnel qui accompagne la transaction. Une information inhabituelle, une recommandation ou l'absence de justificatif peut ainsi conduire à demander des précisions avant de prendre une décision. Pour un acquéreur comme pour un locataire, comprendre son DPE permet surtout de savoir quelles questions poser sur le logement. Le DPE est devenu un outil pour mieux comprendre son logement, toute l'année !La performance énergétique d'un logement ne se résume pas à la question du chauffage en hiver. Avec des épisodes de fortes températures plus fréquents et plus intenses, la manière dont un bâtiment se comporte en été devient également une donnée importante pour ses occupants, mais aussi pour ceux qui envisagent d'acheter, de louer ou de rénover. Le confort d'été du DPE apporte un premier niveau de lecture sur cette problématique. Il faut cependant l'interpréter pour ce qu'il est (!) un indicateur réglementaire fondé sur les caractéristiques du bâtiment, et non la promesse d'une température donnée dans le logement. C'est justement en comprenant cette nuance que le DPE devient plus intéressant qu'une simple lettre affichée dans une annonce immobilière. Depuis 2004, HOMEXPERT réalise des diagnostics immobiliers à Saint-Étienne, Feurs et dans la Loire, auprès des particuliers comme des professionnels. Cette expérience du terrain que nous avons acquis durant toutes ces années a permis à notre équipe de rencontrer des bâtiments très différents et d'expliquer aux propriétaires les informations contenues dans leur diagnostic, notamment lorsqu'une donnée du DPE leur paraît difficile à comprendre. Si vous devez réaliser un DPE à Saint-Étienne, Feurs ou dans le Forez, ou si vous souhaitez faire réévaluer la performance énergétique de votre logement après des travaux, HOMEXPERT peut réaliser votre diagnostic et vous aider à en comprendre les résultats. « Retour aux actualités |