Né en 2006 et rendu opposable en 2021, le Diagnostic de Performance Énergétique conditionne aujourd’hui la vente, la location et la valeur perçue d’un bien (par l’achat).
À l’horizon du DPE 2026, une nouvelle réforme va affiner le calcul pour mieux refléter la réalité des consommations et des émissions.
Toute la France est concernée, des grandes métropoles aux villes moyennes.
Si vous préparez une vente ou une mise en location, à Saint-Étienne ou Feurs, l’enjeu est le même qu’ailleurs, avec quelques spécificités liées au parc immobilier local que nous connaissons bien.
Le DPE, à quoi ça sert et d’où ça vient
Le diagnostic de performance énergétique, est la carte d’identité énergie-climat d’un logement.
Il mesure deux choses clés : la consommation annuelle estimée en kWh/m² et les émissions de gaz à effet de serre.
Ces données se traduisent par une étiquette de A à G qui permet de comparer rapidement un appartement ou une maison.
Pour un acheteur ou un locataire, c’est un repère concret sur le confort, le budget chauffage et l’impact environnemental.
Pour un vendeur, c’est un élément qui influence directement le délai et le prix de transaction.
Depuis 2006, le DPE s’est progressivement renforcé.
Le grand tournant a eu lieu au 1er juillet 2021 : le DPE devient opposable, c’est-à-dire juridiquement contestable si le résultat est manifestement erroné. On bascule aussi vers une méthode de calcul fiabilisée dite « 3cl-2021 », qui ne s’appuie plus sur les factures mais sur les caractéristiques du bâti et des équipements.
Concrètement, isolation, menuiseries, ventilation, chauffage et eau chaude pèsent désormais au bon endroit dans la note finale.

Côté réglementation, le DPE est obligatoire à la vente et à la location et sa validité est en principe de dix ans.
Depuis la loi climat et résilience, son rôle dépasse l’information simple : il commande un calendrier d’interdictions de mise en location pour les logements les plus énergivores, avec un ciblage progressif des classes G puis F. Ce cadre incite à planifier des travaux pertinents plutôt que de multiplier les gestes isolés. Il sert aussi de base à des démarches complémentaires, comme l’audit énergétique pour certaines ventes de maisons ou immeubles.
Ce qui change avec le DPE 2026
Le 1er janvier 2026 marquera une nouvelle étape dans l’évolution du diagnostic de performance énergétique.
Depuis plusieurs années, les professionnels de l’immobilier et les propriétaires dénonçaient un biais : les logements chauffés à l’électricité étaient souvent défavorisés par rapport à ceux chauffés au gaz. Cette différence de traitement provenait du mode de calcul, qui surpondérait le coût énergétique de l’électricité. À cause de ça des logements pourtant bien isolés se retrouvaient classés en E ou F, alors qu’ils consommaient peu d’énergie en pratique.
La réforme vise à rééquilibrer cette situation. Le nouveau calcul tiendra compte de la réalité environnementale des différentes sources d’énergie.
L’électricité, dont une grande partie provient du nucléaire et des renouvelables en France, ne sera plus systématiquement sanctionnée. Le gaz, en revanche, conservera un impact plus fort du fait de ses émissions directes de CO?. Cette révision pourrait faire bouger les lignes : environ 850 000 logements sortiront du statut de passoires énergétiques et près de 50 % des logements chauffés à l’électricité gagneront au moins une classe.
Pour les propriétaires, les conséquences sont majeures. Un logement classé G ou F en 2025 pourrait être requalifié en E ou D en 2026, rendant à nouveau possible sa mise en location sans engager de gros travaux immédiats.
Pour les occupants, cela signifie aussi des diagnostics plus justes, mieux alignés avec la réalité des performances énergétiques. Dans des villes comme Saint-Étienne ou Feurs, où de nombreux appartements anciens sont équipés de radiateurs électriques, cette réforme pourrait redessiner en profondeur la carte des biens jugés attractifs.
Quel impact pour les investisseurs immobiliers à Saint-Étienne et Feurs
Pour un investisseur, la réforme du DPE 2026 peut changer la donne.
Jusqu’à présent, de nombreux biens chauffés à l’électricité affichaient des étiquettes peu flatteuses, ce qui freinait leur attractivité et entraînait des négociations à la baisse. Avec la révision prévue, ces logements vont mécaniquement gagner en valeur, parfois sans qu’aucun travaux ne soient nécessaires.
Un studio classé F pourrait ainsi passer en E ou même en D, ouvrant de nouveau la possibilité de le louer légalement tout en sécurisant la rentabilité.
Cette requalification offre aussi une opportunité stratégique : acheter en 2025 un bien à prix décoté, anticipant la revalorisation automatique de 2026. Les investisseurs attentifs pourront donc profiter d’un effet de levier intéressant, surtout dans des marchés accessibles comme Saint-Étienne. Notre belle ville possède un parc ancien de logements, souvent chauffé à l’électricité, ce qui laisse présager un nombre important de biens concernés par la réforme.
Un bon diagnostic permettra d’identifier rapidement les logements susceptibles de bénéficier d’un reclassement.
Mais attention : si la réforme corrige une injustice, elle ne doit pas faire oublier l’essentiel.
La valeur d’un patrimoine immobilier se construit aussi sur la qualité réelle du bâti, le confort thermique et la stabilité des charges. Investir dans des travaux d’isolation ou de ventilation reste une stratégie gagnante à long terme, car le marché favorise de plus en plus les logements performants.
Dans ce contexte, s’appuyer sur un diagnostiqueur local expérimenté comme HOMEXPERT, qui connaît les spécificités du parc immobilier de la Loire, devient un réel atout pour sécuriser ses choix et optimiser ses projets.
Pour conclure notre article
Le DPE 2026 représente bien plus qu’une simple mise à jour réglementaire : c’est une réforme qui va rééquilibrer l’évaluation des logements et redonner une juste place aux biens chauffés à l’électricité. Pour les propriétaires comme pour les investisseurs, cette évolution peut transformer la perception et la valeur d’un bien immobilier, notamment dans des villes comme Saint-Étienne et Feurs où le parc ancien est fortement concerné.
Anticiper ces changements, c’est prendre une longueur d’avance. Que vous prépariez une vente, un achat ou une mise en location, faire réaliser un diagnostic immobilier fiable reste essentiel pour sécuriser votre projet.
Avec plus de 15 ans d’expérience et une parfaite connaissance du marché local, HOMEXPERT vous accompagne dans vos démarches de DPE, d’audit énergétique et de diagnostics obligatoires. Contactez-nous pour un conseil personnalisé et préparez sereinement vos projets immobiliers face à la réforme du DPE 2026.